Blogue

Sur mon blogue, vous serez en mesure de découvrir mes aventures avec la faune sauvage du Québec. Je sortirai entre 1 et 2 articles par mois. N’oubliez pas de vous inscrire à l’infolettre pour ne rien manquer!

Échapper 6000$ au fond du Saint-Laurent...

La semaine dernière, alors que j'étais sur le point de décoller pour une croisière en zodiac avec mon frère pour le plaisir, j'ai déposé mon appareil photo sur le banc pour enfiler mon manteau. Je trouvais l'endroit un peu instable, je l'ai même replacé 3-4 fois avant d'être confiant qu'il était en sécurité. De toute façon, nous étions à quai, il n'y avait aucun vent et aucune vague. Il était dans un creux, au niveau de la couture, et je croyais qu'il était en sécurité pour les quelques secondes que je devais prendre pour attacher ma veste. Le capitaine est monté sur le bateau, ce qu'il l'a fait pencher très légèrement sur le côté, juste assez pour que l'appareil glisse et disparaisse au fond du Saint-Laurent, dans l'eau salée à 4 degrés. J'AI TOUT VU! Comme au ralenti, et j'ai complètement figé. Aucune réaction. Aucune émotion. Comme si mon cerveau n'était pas capable de croire en la véracité du moment...

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Mon frère est parti sur la croisière, et je suis resté au quai dans l'espoir de trouver un ami plongeur ou plongeuse qui serait en mesure d'y aller rapidement, puisque je ne voulais pas y aller seul. J'ai fait des appels pendant 1h, et je n'ai trouvé personne de disponible... Je suis finalement allé chercher mon équipement de plongée, et c'est mon frère qui est descendu dans les 5 mètres d'eau froide pour aller le récupérer, 3h plus tard...

Je le savais que c'était foutu... L'eau et l'électronique ne font jamais bon ménage, mais l'eau salée est la pire chose qui puisse arriver, surtout à une telle profondeur ! Avec la pression, l'eau et le sel entrent très rapidement à l'intérieur de l'équipement.

Le soir même, nous avons passé la soirée à démonter ce qui était possible d'être démonté pour le sécher du mieux que nous pouvions. Mais aujourd'hui, bien qu'il n'y ait plus d'eau à l'intérieur, on voit extrêmement bien les ravages que le sel a causé partout à l'intérieur de la structure et sur les verres…

Ça fait mal au coeur sur le coup, surtout que je n’avais aucune idée si ce genre d’incident était couvert par mes assurances ou non. Et je savais que même si ça réglait, ce serait long avant que je récupère un nouvel équipement! Finalement, hier j’ai pu me commander à nouveau du matériel. que je devrais avoir d’ici deux semaines… La morale de l’histoire, ça fait mal au coeur de voir son bien matériel le plus important disparaître si rapidement dans les profondeurs du fleuve… Mais ce n’est au final que du matériel, et même si je rate de belles opportunités présentement, je pourrai très bientôt m’y remettre pour de nouvelles!

J’ai très hâte de pouvoir recommencer à nouveau à faire de la photo!

 
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Mon aventure aux Iles Mingan: à la rencontre des Macareux.

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J’en rêvais depuis des années : les Iles Mingan et ses fameux macareux. Un site enchanteur qui se trouve exactement à 1000 km de chez moi, en plein milieu du Golfe du Saint-Laurent. L’emploi que j’occupais durant les dernières années ne me permettait pas de faire le voyage durant la saison estivale, moment où les macareux entrent dans leurs terriers pour nicher avant de repartir au large pour l’hiver. Cette année, j’ai quitté ma job pour me consacrer entièrement à la photo, ce qui me permet d’y accorder tout mon temps. Je dois le dire, j’ai hésité longtemps avant d’aller jusqu’à Longue-Pointe-de-Mingan, principalement pour des raisons monétaires. Mais finalement, sur un coup de tête il y a trois semaines, j’ai décidé de réserver trois nuits d’hôtel. Coup de chance, une chambre s’est libérée. Je réserve. Trois semaines plus tard, je suis en route.

Macareux moine caché dans les fleurs

Macareux moine caché dans les fleurs

Première journée, nous arrivons 4 bateaux sur l’île aux Perroquets, la seule île sur laquelle se trouve des macareux qui est accessible au public. L’île est minuscule et les 48 personnes créent beaucoup de « mouvement » sur l’île. Il est 8h du matin. Il pleut. Les macareux sont loin. Il faut comprendre que l’île se trouve dans un parc protégé, et donc les lieux d’observation sont limités par des cordes pour diminuer au maximum le dérangement des oiseaux. Ce qui est tout à fait normal et souhaitable! Mais sur le coup, je dois avouer que je suis très déçu… Le seul endroit où il est possible de voir les macareux des pattes au bec est une falaise à contre-jour, et les oiseaux sont très haut. Depuis le sentier au sommet de la falaise, on peut apercevoir des petits bouts de tête dépasser des herbes mais sans plus. Avant de partir, j’avais prévu le coup et acheté une lentille spécialement pour l’occasion, qui allait doubler ma portée. Mais cette lentille, de moindre qualité de ce à quoi j’ai l’habitude, me donne des images floues et décevantes.

Macareux en vol, on voit très bien sont habitat, c’est qui rend cette photo unique selon moi : zone de marée basse, mer, montagne et ciel!

Macareux en vol, on voit très bien sont habitat, c’est qui rend cette photo unique selon moi : zone de marée basse, mer, montagne et ciel!

 Ça fait une heure que je suis sur l’île, il pleut toujours. Je n’ai aucune photo satisfaisante. Je commence réellement à me demander ce que je fais à cet endroit. Pourquoi tant de gens viennent ici, dans ce lieu de « rêve » pour y faire de la photo, alors que les opportunités sont très limitées et les accès restreints. Je pense au temps, à l’argent que j’ai investi, et je commence réellement à me dire que je vais quitter, retourner à Bergeronnes et me trouver d’autres opportunités photos. Quel niaiseux!  Un mélange de stress et de fatigue sans doute… Ceci étant dit, les gens commencent à quitter l’ile tranquillement pour se rendre sur les prochaines et poursuivre la visite. Pour ma part je reste, avec un autre photographe que je ne connais pas, et le naturaliste de Parc Canada. Je vais voir ce dernier, et lui expose mes états d’âmes… Très gentil, il prend le temps: « Regardes, près du quai dans la butte de terre juste là, il y a au moins une dizaine de nids. Si tu regardes comme il faut, les macareux arrivent au-dessus du nid le bec plein de poissons pour nourrir leurs petits, et virent de bord à la dernière minute, effrayés par les nombreux touristes présents. Va t’installer à côté de la barrière et attends que les bateaux partent, tu m’en redonneras des nouvelles. » Un clin d’œil, et il quitte vers le phare pour y continuer sa journée. Je m’installe donc sur la plage près de la butte, sans grandes attentes. Il se mets à pleuvoir de plus en plus et le temps est gris. Je regarde les bateaux quitter en me demandant pendant une fraction de seconde pourquoi je ne suis pas dessus… À ce moment, j’entends des battements d’ailes tout près de moi. Je me retourne lentement, un macareux est là, à peine à 3 mètres de moi, et il me regarde l’air intrigué. L’émotion que j’ai vécu à ce moment, c’est indescriptible. J’ai doucement mais rapidement changer de lentille. Il était trop proche, je ne pouvais pas faire le focus! Je me retrouvais avec le problème inverse. Tout en restant assis sur la plage, je me recule d’un pied, et ça y’est, c’est assez pour faire le focus. Celui-là, il est resté un bon 10 minutes avec moi. Puis, plusieurs autres se sont relayés, entrant tour à tour dans leur terrier le bec rempli de lançons et d’éperlans pour nourrir les petits. D’autres faisaient leur toilette, ou nettoyaient l’entrée du terrier. Je n’existais plus. Je faisais partie du décor.

Guillemot Marmette en vol

Guillemot Marmette en vol

Passer d’une grande déception à une excitation aussi intense, c’est ce qui fait de la photo animalière quelque chose d’exceptionnel. Après avoir pensé que je ne ramènerais aucune bonne shot, je suis finalement revenu avec des photos que je n’aurais pas imaginé en rêve! À 13h00, mes deux cartes mémoires étaient pleines et j’ai passé l’après-midi à parler avec d’autres visiteurs et surtout à observer et profiter de ce lieu magnifique. Le soleil est sorti d’entre les nuages et les envolés de Petits Pingouins, Guillemots marmette, Fou de Bassan et Macareux donnaient au décor un dynamisme incroyable.

 Le lendemain, je suis retourné dans l’idée d’essayer de faire des images en vol. Pas facile! Ils volent vite ces petits! J’ai réussi à en faire quelques-unes, et le bateau est venu me récupérer après une heure, car le temps était vraiment mauvais et le bateau n’aurait pu venir me chercher à la fin de la journée.

Petit pingouin

Petit pingouin

 Habituellement, je ne me déçois pas aussi vite. Je me trouve un site qui aurait la possibilité d’être intéressant et j’attends. Mais j’avais l’impression qu’aucun endroit avait la moindre chance de me donner une opportunité intéressante. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé cette journée-là. J’étais fatigué, déçu de ma lentille que j’avais attendue pendant longtemps et qui m’avait coutée de nombreux dollars, sans compter toutes les dépenses que j’avais faites pour être là. J’en rêvait depuis tellement, mes attentes étaient trop élevées, j’avais l’impression que pour une fois, ce serait facile. Finalement, j’ai dépassé mes attentes « trop » élevées, et j’en suis déjà à y organiser ma visite pour l’an prochain, avec le souhait d’explorer davantage les lieux et les différentes îles. Cette région fabuleuse : on se sent en mer. On se sent au nord. C’est tout un dépaysement, et c’est très agréable. Ça fait décrocher. Je vous souhaite sincèrement d’avoir la chance au moins une fois dans votre vie de vous y rendre. Un endroit dont on ne sort pas indemnes ;)

Impitoyables chasseurs

Beaucoup de gens sont fascinés par les strigidés (la grande famille des chouettes et des hiboux), et je n’y fais pas exception. L’une des raisons, selon moi, est que leurs yeux se situent devant la tête, plutôt que sur les côtés comme la majorité des oiseaux, ce qui leur donne quelque chose d’un peu humain. Je crois que d’une certaine manière, nous nous voyons en eux. Nous captons leur regard plus facilement et avons le sentiment qu’une connexion s’établit avec eux. Bien sûr, l’intérêt pour ces oiseaux vient aussi du fait qu’ils sont d’impitoyables chasseurs, grâce à leurs différentes adaptations hors du commun. Voici donc un survol de leurs principales particularités.

 

Une vue perçante

Cette Chouette lapone nous regarde, de dos, grâce à son incroyable capacité à tourner la tête à 270 degrés

Cette Chouette lapone nous regarde, de dos, grâce à son incroyable capacité à tourner la tête à 270 degrés

 Bien que quelques espèces soient actives tant le jour que la nuit, la majorité chasse principalement dans la noirceur. Bien entendu, la vue est un atout essentiel pour se protéger des prédateurs et pour la chasse. Les strigidés ont donc évolué pour avoir des yeux démesurément grands, qui leur permettent de capter énormément de lumière. Il semblerait que, proportionnellement, si nous avions des yeux aussi gros que les leurs, ils auraient la dimension d’oranges. En plus, les yeux sont reliés au crâne par une partie cartilagineuse qui fixe les yeux dans leurs orbites. Cette adaptation minimise les microvibrations, permettant ainsi d’avoir une vue beaucoup plus précise. Pour compenser, leur cou possède un nombre impressionnant de vertèbres, leur permettant de tourner la tête à 270 degrés. En comparaison, nous sommes capables de tourner la nôtre à 90 degrés.

 

Une ouïe fine et précise

L’oreille droite est plus haute que l’oreille gauche

L’oreille droite est plus haute que l’oreille gauche

 L’outil principal des chouettes et des hiboux pour la chasse est l’ouïe. Dans la noirceur, ce sens est un incontournable. Leurs oreilles se situent bien entendu de chaque côté de la tête, mais contrairement aux autres animaux, elles sont asymétriques. En effet, l’une des deux oreilles est plus hautes que l’autre. Cela leur permet d’entendre un son de deux manières différentes et d’évaluer avec précision la distance et l’emplacement d’une proie. C’est par le principe de triangulation que cette estimation est aussi précise : un « triangle » est formé par trois points, soit le son émis par la proie, le bruit entendu par l’oreille gauche et le bruit entendu par l’oreille droite. On obtient alors un son en « 3D ». C’est ce qui leur permet, par exemple, de capturer des proies sous une épaisse couche de neige, simplement en écoutant attentivement. Finalement, le disque facial agit comme une parabole qui amplifie les sons et guide les ondes en les concentrant vers les oreilles, qui sont situées à l’arrière des yeux.

 

En bref

Dans le cadre de ce blogue, je ne peux m’étendre en détails sur les adaptations des chouettes et des hiboux, car ce billet contiendrait certainement plusieurs pages! Donc, pour compléter, notons quelques adaptations en bref.

Les serres du Harfang sont recouvertes de plumes pour les protéger du froid

Les serres du Harfang sont recouvertes de plumes pour les protéger du froid

Leurs plumes sont particulières, puisqu’elles possèdent ce qui semblent être de petits « poils » sur les franges, qui leur permettent de voler totalement silencieusement. J’ai déjà eu la chance de tenir d’une main une plume de Pygargue à tête blanche et de l’autre une plume de Chouette lapone. En « battant des ailes » avec les deux plumes, j’ai pu constater que la différence est effectivement incroyable. Le pygargue produit un son qui permet de l’entendre arriver d’assez loin, alors que la chouette ne crée absolument aucun bruit.

Notons aussi les serres acérées et le bec crochu des strigidés. Les serres, caractéristiques de tous les rapaces tant diurnes que nocturnes, sont de véritables armes. Leurs longues griffes affilées permettent d’attraper les proies en plein vol tout en ne leur laissant aucune chance de s’échapper. Finalement, le bec recourbé, autre caractéristique commune à tous les rapaces, leur permettent de déchirer et d’ingérer la viande.

Voici donc une courte introduction sur les strigidés. J’espère avoir réussi à affûter vos connaissances sur ces oiseaux hors du commun, et n’hésitez surtout pas à m’écrire si vous avez des questions. Il me fera plaisir d’y répondre!

 

Une rareté au coin de ma rue

La première observation de la Chouette, alors que le soleil était déjà couche!

La première observation de la Chouette, alors que le soleil était déjà couche!

29 novembre 2018, les premières neiges sont déjà tombées depuis un moment. Comme à tous les jours, je prends le même chemin pour partir de chez moi le matin en voiture. Au fond d’un champ, j’aperçois une silhouette qui me rappelle vaguement celle d’une petite chouette mais je me dis « non, pas possible, pas ici » et je continue ma route en oubliant cette histoire … Le soir même, vers 15h, je reçois un courriel : une chouette épervière vient d’être observée exactement au même endroit. Je saute dans mes bottes et me retrouve sur place 5 minutes après. Elle est bien là, cette chouette que je n’avais observée qu’une seule fois, il y a presque 10 ans. Pratiquement au coin de ma rue! C’est extraordinaire. En novembre, les journées sont courtes, très courtes! Et à cette heure, il fait déjà pratiquement noir. Je n’aurai le temps que de prendre une seule image, d’assez loin, et sans lumière intéressante.

Après seulement 30 minutes, elle s’est posée tout près de moi!

Après seulement 30 minutes, elle s’est posée tout près de moi!

 Les 2-3 jours qui ont suivi, j’y ai passé des journées entières. Elle était très active et chassait toute la journée, capturant plusieurs proies de taille parfois surprenante! Comme elle se déplaçait beaucoup, j’ai pris le temps de l’observer quelques heures sans prendre de photo. Au bout d’un moment, j’ai réalisé qu’elle avait un « pattern ». Elle se perchait à 6 endroits différents, toujours dans le même ordre, avant de descendre et de disparaitre dans le bois au fond du champ. Je décide donc d’aller m’y installer, et de l’attendre. À ce moment je suis dans le bois, et je ne peux savoir ce qu’elle fait et où elle se trouve. Mais j’espère qu’elle ne changera pas ses habitudes. Il ne fallut pas plus de 30 minutes pour qu’elle surgisse d’entre les arbres depuis le champ, et qu’elle vienne se poser à quelques mètres de moi, presque à la hauteur de mes yeux! Wow!

 En fait, après plusieurs jours avec elle, j’ai compris qu’elle chassait et allait cacher ses proies dans de vieux chicots pour se faire des réserves. Ce n’est pas la première fois que je fais une observation du genre. Le harfang que j’avais suivi pendant un bon moment l’hiver dernier faisait pareil en enterrant certaines proies dans la neige, à la base de poteaux de clôtures.

 La nouvelle de sa présence a fini par se propager rapidement sur internet, et des gens de partout au Québec sont venus sur place pour l’observer. Il y a eu même à l’occasion des ornithologues et photographes de l’Ontario et des États-Unis. J’ai commencé à moins y aller, ça devenait moins agréable et plus difficile de faire des photos. Et disons que l’ambiance était soudainement différente …

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 Au final, j’ai eu la chance au cours d’une vingtaine de visites de faire des observations mémorables et des images que je ne pensais pas avoir cet hiver, surtout pas aussi près de chez moi! Elle est toujours présente, je la vois pratiquement tous les jours depuis la route, mais elle n’est plus accessible. Trop de gens sont passés, les propriétaires se sont tannés et ont fermé l’accès au terrain, ce que je comprends tout à fait. Et avec la quantité de monde qui est passée depuis mes trois premières journées, seul avec la chouette, c’est probablement mieux pour elle.

 Je n’oublierai jamais cette rareté qui aura passé l’hiver au coin de ma rue. Je fais habituellement beaucoup de route pour voir des oiseaux de ce genre, c’est vraiment une chance incroyable!

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L’aventure a débuté en 2003, alors que j’avais 11 ans. Comme chez la plupart des gens, il y avait des mangeoires en arrière de chez mes parents. Je me plaisais à regarder de temps en temps les Geai bleus, Cardinaux et Mésange à tête noire qui venaient se nourrir. Un jour, en plein hiver, sur un bloc de suif, apparaît un oiseau qui m’était complètement inconnu. J’ai pris l’appareil photo de mon père pour la photographier. Vous vous souvenez des premiers numériques? On est en 2003, c’est une technologie encore très nouvelle. Une longue attente de 15-20 secondes entre chaque image, 3 ou 4 mégapixels. C’était une autre époque!

Ma toute première photo d'oiseau, une Mésange bicolore, en 2003 

Ma toute première photo d'oiseau, une Mésange bicolore, en 2003 

Bref, je fini par trouver sur internet  (pareil, souvenez-vous de l’internet en 2003…) un regroupement, la SLOE (Société de Loisirs Ornithologique de l’Estrie). J’y envoie ma photo dans l’espoir que quelqu’un soit en mesure de l’identifier. Le lendemain, plusieurs réponses, c’est une Mésange bicolore! Un oiseau rare pour la région à l’époque. Plusieurs ornithologues se sont mis à venir chez mes parents pour observer les deux individus qui ont passé l’hiver sur place. Ça a piqué ma curiosité! J’ai réalisé qu’il y avait un monde fascinant en l’ornithologie. Tranquillement, je commençais à m’intéresser un peu plus aux oiseaux qui passaient.

2 ans plus tard, au secondaire, je fais la rencontre de Stéphane Boulay, mon prof d’écologie. Un passionné d’oiseau! Dès le début de l’année, il organise une sortie à Baie du Febvre pour aller y observer les canards et les oies. Ça y’est, j’étais vendu! Je commençais donc à sortir les fins de semaine pour observer et tenter d’identifier le plus d’oiseaux possible avec toujours le même appareil, des jumelles et mon gros guide d’identification, qui était encore en papier dans le temps!

Lors d’une de mes sorties au Marais St-François, j’ai vu une publicité « Serge Beaudette, initiation à l’ornithologie. Quelques semaines plus tard je débutais ces cours avec celui qui deviendra mon mentor! Avec le temps, je me suis intéressé de plus en plus à la photo, jusqu’à me mener où j’en suis aujourd’hui!

L’été dernier, j’ai réalisé que je n’avais jamais photographié de Mésange Bicolore depuis cette fameuse journée d’hiver en 2003. Je suis donc retourné chez mes parents, qui demeurent toujours au même endroit, pour tenter de leur tirer le portrait.  On voit tout de même qu’il y a eu une bonne amélioration du côté de la technique!! Cet oiseau restera toujours important pour moi, puisque c’est lui qui m’a permis de découvrir ce qui me rend le plus heureux dans la vie, la photo animalière.

En cliquant sur l'image ci-dessous, vous pourrez voir d'autres photos défiler de ce merveilleux oiseau!

À très bientôt pour la suite! :-)