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Sur mon blogue, vous serez en mesure de découvrir mes aventures avec la faune sauvage du Québec. Je sortirai entre 1 et 2 articles par mois. N’oubliez pas de vous inscrire à l’infolettre pour ne rien manquer!

Une rareté au coin de ma rue

La première observation de la Chouette, alors que le soleil était déjà couche!

La première observation de la Chouette, alors que le soleil était déjà couche!

29 novembre 2018, les premières neiges sont déjà tombées depuis un moment. Comme à tous les jours, je prends le même chemin pour partir de chez moi le matin en voiture. Au fond d’un champ, j’aperçois une silhouette qui me rappelle vaguement celle d’une petite chouette mais je me dis « non, pas possible, pas ici » et je continue ma route en oubliant cette histoire … Le soir même, vers 15h, je reçois un courriel : une chouette épervière vient d’être observée exactement au même endroit. Je saute dans mes bottes et me retrouve sur place 5 minutes après. Elle est bien là, cette chouette que je n’avais observée qu’une seule fois, il y a presque 10 ans. Pratiquement au coin de ma rue! C’est extraordinaire. En novembre, les journées sont courtes, très courtes! Et à cette heure, il fait déjà pratiquement noir. Je n’aurai le temps que de prendre une seule image, d’assez loin, et sans lumière intéressante.

Après seulement 30 minutes, elle s’est posée tout près de moi!

Après seulement 30 minutes, elle s’est posée tout près de moi!

 Les 2-3 jours qui ont suivi, j’y ai passé des journées entières. Elle était très active et chassait toute la journée, capturant plusieurs proies de taille parfois surprenante! Comme elle se déplaçait beaucoup, j’ai pris le temps de l’observer quelques heures sans prendre de photo. Au bout d’un moment, j’ai réalisé qu’elle avait un « pattern ». Elle se perchait à 6 endroits différents, toujours dans le même ordre, avant de descendre et de disparaitre dans le bois au fond du champ. Je décide donc d’aller m’y installer, et de l’attendre. À ce moment je suis dans le bois, et je ne peux savoir ce qu’elle fait et où elle se trouve. Mais j’espère qu’elle ne changera pas ses habitudes. Il ne fallut pas plus de 30 minutes pour qu’elle surgisse d’entre les arbres depuis le champ, et qu’elle vienne se poser à quelques mètres de moi, presque à la hauteur de mes yeux! Wow!

 En fait, après plusieurs jours avec elle, j’ai compris qu’elle chassait et allait cacher ses proies dans de vieux chicots pour se faire des réserves. Ce n’est pas la première fois que je fais une observation du genre. Le harfang que j’avais suivi pendant un bon moment l’hiver dernier faisait pareil en enterrant certaines proies dans la neige, à la base de poteaux de clôtures.

 La nouvelle de sa présence a fini par se propager rapidement sur internet, et des gens de partout au Québec sont venus sur place pour l’observer. Il y a eu même à l’occasion des ornithologues et photographes de l’Ontario et des États-Unis. J’ai commencé à moins y aller, ça devenait moins agréable et plus difficile de faire des photos. Et disons que l’ambiance était soudainement différente …

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 Au final, j’ai eu la chance au cours d’une vingtaine de visites de faire des observations mémorables et des images que je ne pensais pas avoir cet hiver, surtout pas aussi près de chez moi! Elle est toujours présente, je la vois pratiquement tous les jours depuis la route, mais elle n’est plus accessible. Trop de gens sont passés, les propriétaires se sont tannés et ont fermé l’accès au terrain, ce que je comprends tout à fait. Et avec la quantité de monde qui est passée depuis mes trois premières journées, seul avec la chouette, c’est probablement mieux pour elle.

 Je n’oublierai jamais cette rareté qui aura passé l’hiver au coin de ma rue. Je fais habituellement beaucoup de route pour voir des oiseaux de ce genre, c’est vraiment une chance incroyable!

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Top 10 de mes rencontres en 2018

Voilà, 2018 est déjà terminée!  Ce fut une année mouvementée pour moi, mais durant laquelle j’ai eu la chance de faire encore une fois des rencontres incroyables. Certaines complètement inattendues, d’autres qui ont demandé énormément de travail. Voici donc en bref les 10 images qui m’ont fait vivre les plus beaux moments en 2018. N’hésitez pas à me dire en commentaire laquelle est votre préférée. Je vous souhaite à tous et à toutes un excellent temps des fêtes et une très belle année 2019!


Chouette Lapone

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Cette chouette niche assez loin au nord dans la forêt boréale. On ne la voit donc que très peu dans le sud du Québec, où j’habite. Mais parfois, durant l’hiver, certaines viennent nous visiter. C’est le cas de celle-ci qui a passé quelques jours dans le Parc National des Iles de Boucherville. J’y suis allé trois jours de suite. Durant les deux premières journées, je l’ai observée en train de dormir pendant presque 20h, en attente d’un peu « d’action ». Elle se trouvait dans une pinède très dense et très sombre! Vers la fin de la troisième journée, elle s’est envolée pour se poser sur cette branche. J’ai eu le temps de me pencher pour avoir une petite fenêtre entre les branches, prendre 3 photos, et elle est repartie loin vers les champs, assez pour la perdre de vue. Quand autant d’attente est récompensée par une image comme celle-ci, c’est extrêmement gratifiant et sur le coup, l’émotion et la fébrilité sont très fortes. Remarquez d’ailleurs qu’elle est de dos! Quel oiseau exceptionnel !

 


Harfang des neiges

Je ferai prochainement un article dédié complètement au harfang sur le blog. C’est un animal vraiment impressionnant que je rêvais de photographier depuis toujours et pour lequel je n’avais jamais eu de réelle chance. Durant deux semaines, ça a été des heures et des heures d’attente en plein milieu d’un champ, exposé au vent à des températures frôlant souvent les -40 degrés Celsius. Je suis même allé le voir durant la plus grosse tempête de l’hiver, dans les rafales de vent à 60 km/h. On peut dire que cet oiseau, notre emblème aviaire au Québec, semble supporter beaucoup mieux que moi les conditions environnementales difficiles de l’hiver!


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Petit blongios

 Le petit blongios est une des rares espèces en voie de disparition que nous avons ici. Et dans mon coin, nous avons la chance d’avoir quelques couples nicheurs en pleine ville! C’est un tout petit oiseau, très mignon mais aussi très furtif et difficile à observer. J’ai écrit d’ailleurs un article sur lui au printemps, je vous invite à le lire en cliquant sur le lien ci-bas 


Plongeon Huard

J’avais comme projet cette année de suivre l’évolution de la famille de huards de la naissance des petits jusqu’à leur envolée pour le sud à l’automne. Certaines circonstances ont fait en sorte que je n’ai pu mener mon projet jusqu’au bout mais j’ai tout de même vécu des moments mémorables avec eux durant leur premier mois et demi. Je me suis procuré un kayak et j’ai passé de nombreuses soirées, au soleil couchant, dans un décor enchanteur, tout près de la famille. Les petits avaient l’habitude de se tenir principalement avec le mâle. L’image sur laquelle les petits sont sur le dos de l’adulte, a été prise la journée même de la naissance des petits.

Je les ai observés une dernière fois à la mi-octobre, les deux petits étaient aussi grand que leurs parents!


Raton Laveur

Les ratons, je les connais par cœur! Dans une autre vie, je les ai côtoyés de très proche. J’en ai déjà eu qui me montaient sur la jambe. Des animaux très curieux, mais aussi très habiles et intelligents ! Mais la grande difficulté avec eux pour les photographier, c’est qu’on ne les voit pas souvent en plein jour! Ce jour-là, j’étais à la recherche d’un vison dans un marais, quand ce gros raton est apparu devant moi en plein milieu du sentier, avant d’aller dans l’eau capturer de gros escargots avec ses petites mains agiles. Je dois admettre, je le trouve très mignon et j’ai un petit faible pour lui…


Les baleines de Bergeronnes

 Dans un moment plus difficile, je suis allé me réfugier durant un peu plus d’un mois sur la Côte-Nord, à Bergeronnes, ma terre d’adoption. Le fleuve et ce qui l’habite me passionnent et me calment. J’ai passé 5 étés de ma vie dans cette région, et le coin me manque beaucoup. J’ai d’ailleurs écrit un article là-dessus que vous pouvez voir en cliquant sur le bouton ci-bas. J’ai observé beaucoup de baleines, mais jamais encore je n’avais réussi à prendre une image de l’une d’elles au coucher du soleil. Un moment en nature absolument incroyable!


Orignal

Une autre belle rencontre, pour une deuxième année de suite! Les orignaux se font rares dans mon coin, au sud du Québec… Par contre, malheureusement, dans les deux cas c’était des orignaux malades, atteint du vers des méninges. Une maladie mortelle dans pratiquement tous les cas. J’ai écrit un article sur le sujet récemment que vous trouverez ici. De plus, un moment fort de l’année fut le tournage du film Derrière l’objectif avec mon bon ami photographe et cinéaste d’aventure Richard Mardens. Si vous ne l’avez toujours pas vu, il y a entre autres un moment vraiment exceptionnel avec cet original. Le lendemain, les agents de la faune sont venus l’abattre… Probablement pour le mieux… mais je vous avoue que j’en étais bien triste, après le moment très fort en émotions que nous avions eu la chance de vivre avec cette femelle la veille.


Gros-bec errant

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J’ai quelques mangeoires chez moi, et plusieurs oiseaux y viennent. Des oiseaux communs : des mésanges, pics, sitelles etc. En novembre dernier, lors d’une tempête de neige sans précédent pour la date, je regarde par la fenêtre par réflexe comme  tous les matins en me levant. J’y vois une quinzaine de Gros-becs errants à mes mangeoires! La dernière fois que j’avais observé cette espèce, ça devait être il y a 10 ans ou un truc du genre… Je n’ai même pas eu le temps de prendre ma première gorgée de café (dans mon cas, nécessaire à ma survie.) et je suis sorti les yeux encore un peu collés, dans la tempête. J’ai eu une vingtaine de minutes pour les photographier et ils sont repartis. Je ne les ai pas revus depuis! Voici donc une femelle. J’aime beaucoup l’effet avec les gros flocons, et la neige qui s’accumule sur sa tête, on ressent bien la tempête!


Renard roux

Il y a des jours où la motivation est moins là que d’autres. C’en était un! Une amie qui se trouvait à deux heures de route de chez moi a insisté pour que j’aille la rejoindre. Je ne savais pas exactement ce que j’allais voir… Mais après deux heures de marche, elle a réussi à trouver ce renard! C’est un animal que j’ai beaucoup vu dans ma vie, mais habituellement de nuit au bord des routes. Ils sont en général furtifs et discrets. C’est un gros défi pour la photo! Et bien celui-ci jouait dans la neige, comme un chien, à quelques mètres de nous pendant que le soleil se couchait tranquillement. C’était un moment complètement magique. Une telle proximité avec les animaux, ce sont toujours des moments très forts!


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Chouette Épervière

J’ai l’habitude de faire des kilomètres et des heures de route pour aller observer des oiseaux un peu plus rares. Dans mon coin, il n’y pas souvent de choses exceptionnelles. Et bien cette chouette très peu commune, la Chouette épervière, a élu domicile pour une partie de l’hiver au coin de ma rue! J’ai eu l’occasion de vivre des moments exceptionnels avec elle. J’écrirai prochainement un article plus complet sur cet oiseau génial !


En terminant, j’aimerais vous remercier énormément. Vivre d’un travail comme celui-ci n’est pas évident, et c’est grâce à vous que j’y arrive. C’est aussi extrêmement gratifiant et motivant d’avoir plusieurs personnes qui me suivent avec intérêt chaque semaine. Je vous laisse avec le court film que j’ai fait avec mon ami Richard Mardens, qui résume bien mon travail.. Je suis très fier du résultat! J’ai vraiment beaucoup de chance de faire ce que je fais… Je vous souhaite un excellent temps des fêtes!

Pssssst, en passant, il me reste encore des calendriers! Vous pouvez le commander directement dans ma boutique en ligne ici www.jocelynpraudphotographie.com/boutique

Derrière l’objectif : Réalisation et montage - Richard Mardens Images- Richard Mardens et Jocelyn Praud

Le prédateur

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Il y a deux ans, j’ai vécu un moment privilégié avec deux jeunes renards. Depuis, je n’avais pas eu l’occasion d’en photographier. Vous savez, des fois il y a de ces images que l’on imagine, que l’on a en tête et que l’on essaie de recréer mais ce n’est vraiment pas évident. Je voulais avoir une image de renard dans la neige, une image au niveau du sol, en chasse. Je voulais capter ce regard canin de prédateur redoutable. L’hiver dernier, je me suis beaucoup promené dans des sites propices à leur présence. Des kilomètres et des heures en extérieur dans le froid. Beaucoup de traces…. Mais aucun renard. J’en ai vu fréquemment au bord de la route, la nuit. Mais le jour c’est beaucoup plus difficile, et ils sont en général très farouches!

Cette semaine, je travaillais sur autre chose et je n’avais pas l’idée de faire de la photo. Une amie, qui se trouvait à 2 heures de route de chez moi a réussi à me convaincre de faire la route puisqu’elle y avait observé un renard la veille. Arrivé sur place, après presque deux heures de recherche, rien… Je m’éloigne un peu pour photographier des petites sittelles et j’aperçois mon amie au loin qui me fait des grands signes. Je m’approche, le renard était là, bien installé sur des tables à pic-nic, dans un bâtiment extérieur appartenant à la municipalité! Très tranquille, il se lavait en jetant un petit œil vers nous de temps à autre… Il est finalement sorti et a commencé à jouer dans la neige, tout près de nous. En réalité, trop près, car avec ma 300mm fixe je n’arrivais pas à l’avoir en entier! Il fouillait la neige, creusait etc… Il était vraiment mignon à voir aller, on aurait cru voir un chaton s’entrainer à la chasse.

Bref, une autre bien belle rencontre, et enfin l’image que je désirais faire depuis si longtemps!

L'histoire se répète...

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Octobre 2017, en pleine flambée des couleurs, des dizaines de « selfie » de randonneurs tout près d’une jeune femelle orignal apparaissent sur les réseaux sociaux. Certains ont même l’audace de la toucher. Et elle se laisse faire… Comme c’est étrange! Dans les jours qui suivent, elle est revue, de plus en plus près des installations humaines. Jusqu’à s’installer sur la route. Lorsque les voitures arrivent, elle reste là, ne bouge pas d’un poil. Son comportement est anormal, et plus les jours avancent, plus elle semble maigre, lente et désorientée. Conclusion : elle est malade. L’option la plus probable est le ver des méninges.  

Tout d’abord, c’est quoi? Le ver des méninges est un nématode. Le cycle de vie de ce parasite est assez inusité! Pour se développer complètement, il doit passer par deux hôtes très éloignés l’un de l’autre biologiquement parlant. La larve commence par se développer chez le cerf de Virginie et sera expulsée par les excréments. C’est la première étape nécessaire à son développement. Puis, les larves continueront de se développer chez certaines espèces de limaces et d’escargots. En s’alimentant, les cerfs vont ingérer par inadvertance certains de ces mollusques et réintégrer le parasite maintenant développé à l’intérieur de leur organisme. Ceux-ci vont ensuite migrer vers la moelle épinière, puis vers le cerveau, et devenir adulte. Dans la très grande majorité des cas, les cerfs de Virginie s’en tireront sans trop de problèmes. Par contre, lorsque les cerfs et les orignaux se côtoient dans un même habitat, ces derniers peuvent aussi contracter la maladie. Pour les orignaux, c’est beaucoup plus grave. Dans la très grande majorité des cas, l’animal va développer des symptômes de dégénérescence neurologique jusqu’à voir certains de ses muscles paralysés et éventuellement en mourir.

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C’est une des raisons qui explique pourquoi plus au sud, là où il y a beaucoup de cerfs, les originaux se font relativement rares. Actuellement, on assiste à une expansion du territoire du cerf de virginie, et cela pourrait devenir problématique pour les orignaux pour l’instant « à l’abri » plus au nord.

L’année dernière, après plus d’un mois, la jeune femelle était condamnée. Son comportement devenait de plus en plus anormal et de plus en plus dangereux. Elle a finalement été abattue par les agents de la faune à la fin de l’automne…

Il semblerait que l’histoire se répète à nouveau cette année. Même date, même endroit, un nouvel orignal au comportement particulier est observé. Pour l’instant, son état ne semble pas aussi grave que celui de l’année dernière, mais sa situation risque d’empirer dans les jours qui viennent…

Il faut faire très attention si vous croisez un animal qui présente ce genre de symptômes. Ils peuvent sembler très peu farouches, puis soudainement réagir de manière plus violente sans préavis. Il ne faut pas les approcher!

Je vais essayer de suivre l’évolution de la situation dans les jours qui viennent. C’est vraiment triste quand on connaît le sort qui est réservé à ces pauvres bêtes… Mais ce sont les lois de la nature. Et quand même, pouvoir observer ces animaux dans un coin où nous n’en avons pas l’habitude est tout de même un privilège incroyable. Je suis toujours impressionné par « le roi des forêts ».

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Le Vent Tourne

Tic Tac Toe, une femelle Rorqual à bosse bien connue dans la région

Tic Tac Toe, une femelle Rorqual à bosse bien connue dans la région

On pense parfois que notre vie est écrite, tracée. On se pose de moins en moins de questions sur le futur. Et soudainement, comme une grande claque dans la face, la vie change du jour au lendemain. De manière complètement inattendue. Le moment de faire le deuil de sa vie d’avant, puis une nouvelle aventure peut commencer. Parfois plus belle encore que ce qu’on aurait pu s’imaginer.

Je n’ai pas eu le choix, je me suis retrouvé en congé de maladie forcé. Même la photo ne me tentait plus. Voilà pourquoi vous n’avez pas eu de nouvelles de moi depuis un bon moment.

Mon exil, je l’ai vécu pendant près d’un mois dans mon pays d’adoption : la Côte-Nord. J’ai passé 5 ans de ma vie dans ce village nommé Bergeronnes. Je n’avais jamais réalisé depuis toutes ces années à quel point le contact avec le Fleuve, les baleines, la plongée sous-marine et les gens du coin me manquait.

C’est donc ce que j’ai fait durant tout ce temps, vivre au gré des marées et de l’air salin entouré des gens que j’aime.

Depuis maintenant quelques semaines, les jours sombres sont derrière moi, grâce à toutes ces personnes incroyables qui m’entourent, et le meilleur arrive à grands pas!

Demain je quitte, je retourne à Sherbrooke pour l’hiver. Mais je reviendrai très certainement au printemps prochain m’y installer pour la saison estivale, car c’est ici que je me sens réellement chez moi.

Je n’ai pas sorti mon appareil photo souvent pendant mon périple, mais voici quelques images récentes de mon passage dans la région.

Connecter avec la nature

Je ne fais pas beaucoup de paysages, et encore moins de photos d’êtres humains. Cette semaine, je me suis rendu au bord du lac Fraser, dans le Parc National du Mont-Orford, pour photographier le coucher de soleil. Je connais bien cet endroit, et c’est pour moi l’un des plus beaux paysages de la région le soir venu. Arrivé sur place, le soleil commençait déjà à descendre, et certains nuages allaient et venaient devant lui. Je prenais quelques photos, correctes mais sans plus, il manquait quelque chose… Ma copine, pendant ce temps, en profitait pour se rafraichir dans le lac. Par « accident », sa silhouette est apparue dans une de mes images. Essayons quelque chose! Il y a certainement un moyen de l’inclure dans l’image, sans toutefois dénaturer le caractère sauvage de l’endroit. C’est ce que nous avons fait, et le résultat est incroyable. Peu après que nous ayions commencé à essayer différentes compositions et positions, ce que les madelinots appellent un « Pied de vent » est apparu juste derrière elle (les rayons du soleil qui apparaissent au travers des nuages!).

Qu'on le veuille ou non, l'être humain fait partie intégrante de la nature. C'est souvent malheureux... Mais il arrive aussi parfois qu'une connexion se crée avec elle. La scène hier soir s'y prêtait parfaitement. Les rayons du soleil qui émergent des nuages, comme si la nature tentait de nous rappeler comme elle est grande et forte. Que peu importe ce que nous faisons, elle aura finalement le dessus sur nous. Voir des paysages exceptionnels, observer et être en nature, ça fait du bien. Je vous encourage tous et toutes à vous réserver un peu de temps pour sortir, et prendre le temps.

Je pense avoir trouvé quelque chose d’intéressant et je risque de continuer à explorer cette piste dans un futur proche. Et vous, qu’en pensez-vous? Croyez-vous qu’il soit possible de faire une photo « nature » lorsque l’on y voit un humain?

Connaissez-vous les emblèmes du Québec?

Bonjour à tous et à toutes,

En cette St-Jean Baptiste, je souhaite vous présenter les emblèmes du Québec. Les connaissez-vous? Je vous le dis tout de suite, le castor n’en fait pas partie, il est l’emblème faunique du Canada. Alors, quels sont-ils?

L'iris versicolore se retrouve principalement en bordure des cours d'eau et des marais. Elle représente bien la grande diversité et la fragilité des milieux humides au Québec!

L'iris versicolore se retrouve principalement en bordure des cours d'eau et des marais. Elle représente bien la grande diversité et la fragilité des milieux humides au Québec!

Beaucoup de gens pensent, à tort, que le Lys est notre emblème officiel. Et bien ce n’est pas le cas! Sur le drapeau, en théorie, il s’agirait du Lys blanc, une espèce européenne, représentation de la monarchie française. Ce dernier n’est pas endémique et ne pousse pas à l’état sauvage ici. De plus, lorsque l’on prend le temps d’analyser la forme de la fleur présente sur le drapeau, on se rend bien compte que ça ne représente pas un Lys mais bien la forme grossière d’un iris. Il semblerait que cela provienne d’une erreur historique… Plusieurs théories existent par rapport à cette mauvaise identification, mais aucune n’a été prouvée. Néanmoins, par rigueur, il fallait se trouver une fleur, plus précisément un iris, endémique au Québec. C’est donc en 1999, suite à de nombreuses pressions de citoyens et de scientifiques que  l’Iris versicolore a été officiellement déclaré comme emblème floral du Québec!

Et pour les autres? Le Québec possède également un arbre emblématique, et un emblème aviaire.

L’oiseau qui nous représente, est le harfang des neiges. Bien qu’il ne soit pas très commun, il rappelle nos hivers difficiles et nos magnifiques paysages, étendues de blancs, parfois à perte de vue. Un oiseau tout à fait sublime et majestueux. Je crois que nous n’avons rien à envier aux autres provinces!

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Finalement, l’arbre qui représente notre province n’est pas l’érable à sucre, emblème du Canada encore une fois, mais bien le bouleau jaune, mieux connu sous l'appellation de "merisier". On le retrouve pratiquement partout, et il est d’une importance capitale au niveau économique et historique par rapport à l’exploitation forestière, domaine qui a en quelque sorte façonné le Québec que nous connaissons aujourd’hui.

Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente St-Jean et n'hésitez pas à laisser vos commentaires!

Sources : Ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques, Espace pour la vie

L'Iris versicolore

L'Iris versicolore

Rencontre avec une espèce menacée : Le Petit Blongios


Petit Blongios femelle, photographié au marais Réal D. Carbonneau au printemps 2018

Petit Blongios femelle, photographié au marais Réal D. Carbonneau au printemps 2018


Le Petit Blongios est sans contredit l’un de mes oiseaux préférés. Tout d’abord parce qu’il est tout petit, mignon, et très drôle de face!

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Petit Blongios femelle photographié au Marais Réal D. Carbonneau au printemps 2018

Petit Blongios femelle photographié au Marais Réal D. Carbonneau au printemps 2018

Mais aussi, et surtout, parce que c’est une espèce relativement rare et en danger. Au niveau Québécois, l’espèce est classée comme étant vulnérable et au niveau Canadien, menacée. La disparition de son habitat, les milieux humides, est la cause principale du déclin de la population de ce petit héron. On se sent donc privilégié de pouvoir l’observer, et encore plus d’être en mesure de le photographier! Il n’est pas facile à voir ni à entendre. Il passe la majorité de son temps au sol, caché dans les phragmites et roseaux, et son chant est un tout petit son assez grave et difficilement perceptible.

 

J’avais eu l’opportunité de faire une observation très brève il y a plus de dix ans. Quelques secondes en haut d’une branche et il a disparu dans la broussaille. Depuis l’année dernière, j’ai eu des opportunités en or! Ce qui est le plus incroyable, c’est qu’il trouve refuge en pleine ville, tout près du centre-ville de Sherbrooke, au Marais Réal D. Carbonneau!

 

Il semblerait qu’il y en ait au moins 3 jusqu’à maintenant. Celui que j’ai photographié cette année est sans doute une femelle, tandis que l’année dernière c’était un mâle. Certaines personnes disent aussi avoir observé des comportements en lien avec la reproduction et la nidification. C’est une excellente nouvelle pour cette espèce et pour le marais!

Je suis donc bien content de pouvoir montrer et faire connaître cet oiseau peu connu. Par mes images, je tente de sensibiliser les gens à la protection des écosystèmes importants. Et surtout, réalisons ensemble que même en ville, chaque petit coin de nature est important!

N’hésitez pas à visiter mon site web pour mieux  découvrir mon travail! Et à souscrire à l’infolettre pour recevoir en premier les nouvelles images et histoires de ce blog. À bientôt pour de nouvelles aventures!

Femelle photographiée au printemps 2018

Femelle photographiée au printemps 2018

Mâle photographié au printemps 2017

Mâle photographié au printemps 2017

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Finalement, pour suivre mon travail, je vous invite à souscrire à ma toute nouvelle infolettre juste ici!

Le début de l'aventure!

L’aventure a débuté en 2003, alors que j’avais 11 ans. Comme chez la plupart des gens, il y avait des mangeoires en arrière de chez mes parents. Je me plaisais à regarder de temps en temps les Geai bleus, Cardinaux et Mésange à tête noire qui venaient se nourrir. Un jour, en plein hiver, sur un bloc de suif, apparaît un oiseau qui m’était complètement inconnu. J’ai pris l’appareil photo de mon père pour la photographier. Vous vous souvenez des premiers numériques? On est en 2003, c’est une technologie encore très nouvelle. Une longue attente de 15-20 secondes entre chaque image, 3 ou 4 mégapixels. C’était une autre époque!

Ma toute première photo d'oiseau, une Mésange bicolore, en 2003 

Ma toute première photo d'oiseau, une Mésange bicolore, en 2003 

Bref, je fini par trouver sur internet  (pareil, souvenez-vous de l’internet en 2003…) un regroupement, la SLOE (Société de Loisirs Ornithologique de l’Estrie). J’y envoie ma photo dans l’espoir que quelqu’un soit en mesure de l’identifier. Le lendemain, plusieurs réponses, c’est une Mésange bicolore! Un oiseau rare pour la région à l’époque. Plusieurs ornithologues se sont mis à venir chez mes parents pour observer les deux individus qui ont passé l’hiver sur place. Ça a piqué ma curiosité! J’ai réalisé qu’il y avait un monde fascinant en l’ornithologie. Tranquillement, je commençais à m’intéresser un peu plus aux oiseaux qui passaient.

2 ans plus tard, au secondaire, je fais la rencontre de Stéphane Boulay, mon prof d’écologie. Un passionné d’oiseau! Dès le début de l’année, il organise une sortie à Baie du Febvre pour aller y observer les canards et les oies. Ça y’est, j’étais vendu! Je commençais donc à sortir les fins de semaine pour observer et tenter d’identifier le plus d’oiseaux possible avec toujours le même appareil, des jumelles et mon gros guide d’identification, qui était encore en papier dans le temps!

Lors d’une de mes sorties au Marais St-François, j’ai vu une publicité « Serge Beaudette, initiation à l’ornithologie. Quelques semaines plus tard je débutais ces cours avec celui qui deviendra mon mentor! Avec le temps, je me suis intéressé de plus en plus à la photo, jusqu’à me mener où j’en suis aujourd’hui!

L’été dernier, j’ai réalisé que je n’avais jamais photographié de Mésange Bicolore depuis cette fameuse journée d’hiver en 2003. Je suis donc retourné chez mes parents, qui demeurent toujours au même endroit, pour tenter de leur tirer le portrait.  On voit tout de même qu’il y a eu une bonne amélioration du côté de la technique!! Cet oiseau restera toujours important pour moi, puisque c’est lui qui m’a permis de découvrir ce qui me rend le plus heureux dans la vie, la photo animalière.

En cliquant sur l'image ci-dessous, vous pourrez voir d'autres photos défiler de ce merveilleux oiseau!

À très bientôt pour la suite! :-)